Randonnée Nocturne Paris-Mantes

?>

Dans la quête perpétuelle du dépassement de soi-même, je voulais réaliser mon premier défi 2019. Et j'ai trouvé une expérience de taille dans une randonnée nocturne de 54 km !

Nouvelle article, nouvelle aventure humaine.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une expérience que j’ai pu réaliser en janvier 2019, une expérience humaine, mais aussi physique ! Pour la seconde fois de ma vie, je faisais une randonnée nocturne, la première fois n’était pas voulue, mais cette seconde, elle l’était ! Elle fait partie de ma liste des 27 choses a réalisé durant l’année. 

L’évènement en question était le Paris-Mantes 54 km de randonnées nocturnes !

Le nom officiel de cet évènement sportif est le Paris-Mantes, mais depuis quelques années le départ ne se fait plus à Paris. En effet, pour cette édition le départ s’est effectué à Versailles.
Depuis une petite dizaine d’années, je voulais réaliser cette expérience sportive qui est de parcourir 54 km de nuit. Pourquoi me dites-vous ? Juste parce que dans ma tête, je le pouvais ! Parfois, je devrais réfléchir à deux fois avant de me dire que j’ai les compétences physique et mental pour réaliser ce type d’épreuve…

La préparation physique…

Après expérience, je dirais qu’une préparation physique est de rigueur. Même si, j’ai l’habitude de marché quotidiennement, parfois même 30 km en une journée.  Ce type d’exercice physique où l’on doit avoir un effort constant est une autre paire de manche.

Je vous conseillerai de marcher plus de 10 km tous les week-ends et de varier vos balades en vous dirigeant sur des sentiers ayant des passages plus intenses pour préparer votre corps à différentes topographies. Pour ma part, je n’ai eu aucune préparation physique, seulement 3 h d’escalade la veille qui m’ont physiquement cassé.

Pour la préparation matériel…

Pour ma part j’étais équipé avec :

Pour ce qui est de mon ressenti, mon manteau était trop chaud. Les frictions entre le manteau et mon sac à dos étaient souvent gênants. Je devais ouvrir ma parka pour évacuer la chaleur cumulée. En ce qui concerne mon Heatech, celui-ci était très utile, il est de la gamme extra warm. Il faisait exactement ce que j’attendais de lui : me tenir chaud. 

Pour ce qui est de mon pantalon stretch 7/8 eme d’Uniqlo, il a fait le travail, le seul bémol que je pourrais ajouter est que la matière n’est pas déperlante donc les traces de boues étaient présente à mon arrivée. 

Par contre en ce qui concerne mes chaussures, j’ai fait le pire des choix. J’avais vu que cette paire était à la base orthopédique, mais après 15 km, j’ai compris qu’elle ne possédait aucun amortie. Le résultat était sans appel, le début de boitillement a commencé à la barre des 27 km. 40 km de ralentissement et de difficulté a marcher, en finissant par l’apparition de cloques !

Un bon équipement est essentiel pour une bonne randonnée ou course ! Ne pas l’oublier quand on veut découvrir une activité physique basée sur l’endurance !

Ce que je vous conseille :

Je pense que ces expériences seront utiles pour d’éventuels tests de vêtements fonctionnels les prochaines fois.

Le dépassement de soi est une nécessité …

Pour arriver au bout de cette expérience, il a fallu que je me dépasse physiquement mais aussi mentalement. Dans notre tête beaucoup de choses se passent tout au long de ce périple. Tout d’abord l’euphorie du départ, ensuite la fatigue et le principal problème entre en jeu, le doute ! Dans les moments les plus difficiles, il entre dans votre esprit sans que vous vous en rendiez compte…

Pour ma part, il est arrivé au milieu de l’épreuve. C’est-à-dire au pire des moments, j’avais un bon temps, une bonne allure jusqu’à que je comprenne que mon corps ne répondais plus à mes désirs. Tout doucement il s’est mit à ralentir et je suis passé d’une allure vive à celle d’un escargot au ralenti. Et puis, il est apparu pour la première fois les bus ramasseurs de participants qui avaient décidé d’arrêter l’expérience. Cependant, ma fierté était trop forte pour que j’arrête à la moitié du chemin. C’est pour cela que je me suis non seulement dépassé physiquement, mais aussi mentalement dans ce refus d’abdiquer face aux multiples personnes qui me doublaient et à ces bus de plus en bondés !

Je disais simplement non à l’échec ! Pour dire, oui aux rencontres !

 

L’interaction humaine est le moteur de votre vie…

 

Pendant la moitié de la course, j’étais dans ma bulle, j’avais mon casque audio dans les oreilles et aucun contact avec les autres participants. Mais quand le doute a commencé a pointer le bout de son nez, cette bulle a explosé en mille morceaux, et durant ce moment crucial, j’ai ressenti la bonté humaine qui m’entourait. Elle est devenue mon moteur pour avancer, mon carburant était ses conversations échangées avec les groupes de personnes qui m’entouraient de leurs joies. Par ailleurs, j’ai deux moments formidables à vous partager :

  • L’homme estropié avec ses médocs et barres énergétiques : il restait 5 km a marché sur les 54 km initiaux, c’est-à-dire l’enfer quand votre corps vous clame d’arrêter. J’étais en train de passé le dernier checkpoint, quand j’ai rencontré 2 hommes dans le même état que moi. C’est là qu’après un bref échange, on a décidé de former un groupe d’estropiés pour arriver ensemble au point d’arrivé. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu, le groupe s’est disloqué assez vite quand une personne a commencé marcher rapidement puis à courir tout seul jusqu’à l’arrivée ! Je croyais rêver, il avait l’air plus mal en point que moi. Résultat : méfiez vous des apparences… Elles sont parfois trompeuses. Puis, j’ai fais 4 km avec l’autre, on s’est soutenu moralement, et il m’a même partagé ses médocs pour atténuer les douleurs musculaires que j’avais en me disant : « l’année dernière, je n’ai pas pu finir car j’étais mal équipée. Mais cette année, je finirais coûte que coûte » ;). Ensuite 2 km plus tard, il m’a donné une de ces barres énergétiques à la pâte d’amandes. C’était de l’or en barre ! Mais 1 km plus tard, mon corps ne pouvait plus tenir la cadence qu’il m’imposait. La séparation était inévitable et mon moral était clairement dans les chaussettes. 
C’est à ce moment-là que je rencontrais ma bienfaitrice émotionnelle, Isabelle !
  • La femme chaleureuse : il me restait 1 km pour arriver à la ligne d’arrivée. Et c’est là qu’avec ma démarche d’éclopé une certaine isabelle est apparu à côté de moi. Elle m’a tendu son bras et m’a dit d’une voix chaleureuse : « On finit cette randonnée ensemble ! ». Ces mots étaient magiques, mon cœur s’anima et mon corps rouillé par les heures de marche commença à reprendre un rythme régulier. On a discuté tout au long de ce dernier kilomètre. Elle m’a appris une chose lors de notre discussion :

Les rêves sont réalisables avec du travail et de l’huile de coude. Tout peut être réalisable il suffit juste d’y croire !

LEAVE A COMMENT

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

RELATED POSTS

dolor. Donec leo Aliquam id suscipit